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La pêche

Après des années où l’économie était basée sur le commerce de la laine, l’application d’une zone de pêche en 1986 permit aux Malouines de s’enrichir grâce aux revenus des licences d’exploitation accordées à des navires asiatiques et européens. Cette manne stabilisa l’économie et assura du même coup le plus haut revenu par habitants du continent américain. Elle permit aussi d’augmenter son indépendance financière vis-à-vis de la Grande-Bretagne.

Les licences génèrent 20 millions de Livres Sterling par année pour 250’000 à 300’000 tonnes de poissons pêchés. Ces rentrées dépendent entièrement du stock de poissons disponibles. La prudence est de mise afin de conserver un stock suffisamment abondant, certaines années la pêche du Illex ou du Loligo cesse plus tôt afin de préserver l’espèce. Le FIG (Falklands Islands Government) a une réputation internationale pour la bonne gestion de la pêche.

La laine

Mondialement réputée, la laine est l’unique ressource agricole des Malouines. Depuis ces 150 dernières années et jusqu’à l’introduction de zone de pêche en 1986, l’exportation de la laine représentait la base principale de l’économie des Malouines.

Une centaine de fermes d’élevage représentant environ 700’000 moutons produisent un total annuel de 2,7 millions de kilo de laine. La plus grande partie de la production est envoyée en Angleterre tandis que le reste est filé sur place.

Aujourd’hui la laine est un marché en perte de vitesse. Une forte concurrence en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande ainsi que l’utilisation massive de fibres synthétiques dans l’industrie textile a provoqué la chute des exportations. Les exploitants seront contraints à moyen terme de diversifier leur activité sous peine de ne plus pouvoir engranger le revenu nécessaire à leur survie. Le climat et la position géographique n’offre aucune possibilité de production dans l’agriculture, la seule solution actuelle est le tourisme.

Le tourisme

L’arrivée de grands paquebots de croisière déchargeant des centaines de touristes pour une escales de 4 à 8 heures dans la baie de Stanley est la principale source de tourisme. Une minorité de voyageurs découvre réellement les îles en séjournant au moins une semaine.

Le tourisme représente un potentiel appréciable pour l’avenir de l’île, cependant son expansion se heurte à des conflits d’intérêts et à des convoitises personnelles qui jouent en défaveur de l’intérêt général. Sans une planification rigoureuse et une formation adéquate, cette activité est vouée à rester sous-développée.

Le pétrole

En 1992 le Gouvernement des îles Malouines autorisa deux compagnies à entreprendre des examens sismiques au Nord et au Sud des îles. Elles établirent que la géologie des fonds sous-marins était similaire à des endroits où furent découverts des gisements de pétrole.

Des licences furent accordées à des compagnies pétrolières pour leur permettre d’effectuer des recherches plus approfondies en 1995 et 1996. Ces compagnies auront jusqu’en 2007 pour découvrir un gisement.

La recherche pétrolière est pour le moment problématique. Les entreprises internationales ont déjà investi pas loin de 200 millions de dollars dans quatre forages sans aucun résultat.

Un avenir hypothétique qui se base plus sur des probabilités que sur des signes concrets de présence de l’or noir. D’ailleurs sur place les gens considèrent les chances de découvrir du pétrole aussi mince que celles de gagner au loto!

Texte: © M.Chabod / F. Bettex   •   Photos: © Fabrice Bettex / Mysterra




 
Photo îles Malouines

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