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La population des îles Malouines est formée de natifs de souche anglaise, dénommés “Kelpers”, et de britanniques (des officiels, des militaires). Certains peuvent tracer leur origine sur le territoire depuis le 19e siècle. Une partie de la main d’oeuvre actuelle a des origines sud-américaines, principalement du Chili, ou provient de Sainte-Hélène (île proche de l’Ascension).

La capitale Stanley regroupe à elle seule les trois quarts de la population (environ 2’200 habitants) le reste étant dispersé sur les deux îles principales et sur quelques îles avoisinantes (environ 600 habitants). Seulement quinze îles sont habitées sur les 700 de l’archipel. Le terme de “camp” (ou "settlement") est utilisé pour exprimer les régions habitées hors de Stanley et ses habitants sont surnommés “camper”. La plupart sont des éleveurs de moutons (certains vivent déjà principalement du tourisme), leur nombre est en déclin comme d’ailleurs la taille des cheptels des exploitations.

En plus des autochtones, il faut compter environ 2’000 personnes faisant partie des garnisons militaires britanniques, la plupart membres de la Royal Air Force (RAF). Principalement cantonnés à la base de Mount Pleasant et pour quelques-uns au Mont Kent, ces militaires ont très peu de contact avec la population civile. Ceci pour plusieurs raisons: ils vivent à 50 km de Stanley, la seule agglomération de l’île et leur base dispose de toutes les facilités en terme de loisirs et divertissements. Ils stationnent que 4 à 6 mois sur l’île, ce court séjour ne favorise pas l’établissement de contacts. Du fait de sa structure, cette armée professionnelle n’est pas non plus vraiment intégrée dans la société et représente une classe à part.


La vie quotidienne aux Malouines

Les habitants de Stanley ont une vie simple, rustique mais relativement aisée, la vie dans les “camp” est par contre moins facile.

Le niveau de vie des habitants est stable, il n’y a pas de chômage. Le coût de la vie est pratiquement identique à celui de l’Angleterre hormis pour les produits importés et pour le tabac et l’alcool dont le prix est majoré d’assez lourdes taxes.

A Stanley , les gens vivent dans de petites maisons en bois, peintes de couleurs vives. La principale source de combustible pour se chauffer et cuisiner était encore récemment la tourbe, laquelle est extraite en briques et séchée. Elle n’est pas idéale car elle fait beaucoup de poussières et brûle à des températures variables. La plupart des habitants l’ont maintenant remplacée par du propane.

Les Malouines sont “propre en ordre”, il n’y a pas de saletés, pas de détritus, pas d’insécurité, pas de vols et encore moins de crimes violents. Il n’y a pas non plus de fast food, d’enseignes lumineuses, de feux de circulation et de grands supermarchés. Bref, les Malouines sont un havre de paix, endroit qui se fait de plus en plus rare de nos jours!


La nourriture

La nourriture est généralement typiquement anglaise, le thé servi avec un cake fait maison est aussi une coutume. Les spécialités locales sont à base d’agneau, de mouton, de boeuf, de truite ainsi que de légumes du jardin. Il y a peu de fruits, ceux-ci comme beaucoup d’autres produits sont importés d’Angleterre ou du Chili. Le climat n’offre aucune possibilité de développement à grande échelle de l’agriculture, les gens cultivent donc leurs propres légumes dans des serres de jardin. Des livraisons de nourriture sont régulièrement effectuées dans les "settlements". Prévenus par radio de l'arrivée d'un avion, les habitants doivent chasser les éventuels intrus qui se trouvent sur la piste d'attérissage (moutons, oies, mouettes)!


Les loisirs

Durant l’été où la température atteint des maximas de 22° C (janvier), c’est l’occasion de baignades agréables et surtout de jeux et de compétitions sportives très populaires: courses de chevaux, football, rugby, golf, pêche en rivière...
Ces rassemblements marquent aussi en février-mars la fin de la tonte des moutons où des spécialistes venu de Nouvelle-Zélande ou d’Australie participent à des joutes sportives du plus “rapide tondeur”. Les meilleurs sont capables de raser un mouton en une minute en enlevant la laine d’une seule pièce.

De très nombreuses activités se sont crées à Stanley, peu de villages de cette taille dans le monde peuvent se vanter d’avoir plus de 40 clubs sportifs ou associations en tous genres (troupe de scout, théâtre, danse, musique, jeux, artisanat...). Malgré le grand nombre d’activités disponibles, les pubs ouvert 7 jours sur 7 restent le lieu de rencontres et de discussions favori des insulaires, on y boit, on y rit, on y chante et on oublie son isolement!

Il y a peu de programme de télévision, des films vidéo peuvent être loués. La radio est plus présente: des émissions locales et la BBC sont disponibles, sans oublier l’indispensable émetteur-récepteur, le moyen de communication le plus usité des “camper”. Il n'y a pas de téléphones portables.


L’éducation

L’école est gratuite et obligatoire pour tous les enfants âgés de 5 à 16 ans. Le FIG (Falkland Islands Government) fournit des professeurs, du matériel et des fournitures d’un bout à l’autre des îles. Deux écoles à Stanley assurent l’éducation des enfants pendant toute leur scolarité et 3 petits établissements fonctionnent dans de grandes fermes (Port Howard, Goose Green, North Arm). Les jeunes enfants, vivant dans des fermes isolées, reçoivent des cours individuels ou en famille par des professeurs itinérants deux semaines toutes les 6 semaines. Les petits établissements et les professeurs itinérants sont épaulés par le “Camp Education Unit” basée à Stanley. Cette unité diffuse des leçons individuelles journalières par le réseau radio ou le téléphone et vient ainsi en aide en donnant des devoirs aux enfants entre les visites des professeurs. Les enfants plus âgés suivent des cours à Stanley et vivent dans des pensions de familles. Pour des études universitaires, les étudiants se rendent généralement en Grande-Bretagne.

Texte: © M.Chabod / F. Bettex   •   Photos: © Fabrice Bettex / Mysterra




   
       
         
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